22 septembre 2017

Caen, Le Havre, Rouen : les trois maires parlent de la vie gay dans leur ville (interviews)

(article publié le 27 mars 2012)

A l’occasion des 10 ans de GAYVIKING, nous avons interrogé les trois maires des trois premières villes de Normandie (Caen, Le Havre, Rouen) sur la vie gay de leur Cité : avis, approche, impression notamment sur l’homophobie. Et comme pour GAYVIKING, nous leur avons demandé d’exprimer la vision de leur ville depuis 10 ans et leur vision dans 10 ans… 

Ces trois interviews n’avaient pas pour objet de rentrer dans la campagne politique actuellement en cours, en effet GAYVIKING y reviendra prochainement. Votre site avec les associations LGBT de la région interrogeront prochainement les différents candidats de notre territoire pour les législatives.

Trois villes – Trois styles

Ville de Caen : Philippe Duron, Député-Maire (PS)… la fierté d’une dynamique associative et d’avoir le seul Centre Gay et Lesbien de toute la Normandie…

Ville du Havre : Edouard Philippe, Maire (UMP)… cette interview a été pour lui sa première opportunité  en tant que Maire de s’exprimer envers les personnes LGBT (il est en fonction depuis seulement 2010)… 

Ville de Rouen : Valérie Fourneyron, Député-Maire (PS)… son engagement pour les valeurs humaines et l’égalité…

Philippe Duron – 64 ans. Maire de Caen depuis 2008 – Député depuis 2007 – Président de Caen-la-mer (Agglomération de Caen)

GAYVIKING : Pensez vous qu’il est facile de vivre pleinement son homosexualité à Caen, sentez-vous les gays et les lesbiennes de votre ville épanouis ?
Philippe Duron : Je ne sais pas si les gays et lesbiennes de Caen sont plus particulièrement épanouis que ceux des autres villes. Néanmoins, les grandes villes, en raison du brassage et de la diversité des populations qu’elles accueillent, sont plus tolérantes et ouvertes à la différence. Caen est en outre une ville universitaire, avec une population jeune très importante. Cela se ressent au quotidien dans l’ambiance décontractée et conviviale de la ville. Cette mixité sociale et culturelle est tout à fait positive, car elle favorise l’innovation, la création et le dynamisme, comme l’a montré Richard Florida au travers de ses thèses sur la « ville créative ».

GAYVIKING : Ressentez-vous des problèmes d’homophobie dans votre ville?
Philippe Duron : Je ne pense pas qu’il y ait de problèmes particuliers à Caen. Mais plus globalement, il me semble qu’il est encore aujourd’hui difficile de vivre son homosexualité dans notre pays. Un homosexuel sur deux déclare avoir déjà été agressé verbalement et un sur quatre physiquement en raison de son orientation sexuelle. C’est inacceptable.

GAYVIKING : La Ville de Caen présente le seul et unique Centre Gay et Lesbien de Normandie… de toute la Normandie (Haute et Basse), est-ce important pour vous et n’y a-t-il pas une petite fierté?
Philippe Duron : Bien sûr que si ! Depuis 2008, nous avons entrepris une démarche globale en la matière. C’est le soutien à la Maison des Diversités, mais aussi des actes plus symbolique, comme la possibilité que nous donnons de célébrer les PACS en mairie par exemple. Nous sommes ici dans une approche universaliste qui vise à donner les mêmes droits à tous et à lutter contre toutes les discriminations, quelles qu’elles soient.

GAYVIKING : Quel message aimeriez-vous adresser aux gays et lesbiennes de Caen?
Philippe Duron : Comme tous les citoyens de Caen, je souhaite qu’ils puissent s’épanouir et vivre pleinement leur vie dans notre ville. C’est la diversité qui fait la richesse de la vie en ville. C’est la multiplicité des parcours, des situations, des choix de ses habitants, qui donne à la vie en ville cette intensité et sa qualité. « Tous citoyens d’une même cité !« , c’était notre mot d’ordre durant la campagne de 2008 : il le reste aujourd’hui ! Caen, avec le Mémorial, a fait du combat en faveur des droits de l’homme et du respect dû à chaque individu un aspect fondamental de son identité. Nous voulons cultiver cette tradition d’ouverture.

GAYVIKING : Au-delà de Caen, quel regard portez-vous sur la vie LGBT (Lesbienne, Gay, Bisexuel, Transexuel), pensez-vous qu’il y a une dynamique?
Philippe Duron : Il y a incontestablement une dynamique associative et militante très riche. Pour les politiques que nous sommes, c’est un aiguillon qui nous pousse à avancer.

GAYVIKING : En 10 ans, comment votre ville a changé? Et comment la voyez-vous dans 10 ans ?
Philippe Duron : Caen change dans le bon sens, comme toute la France. Il y a 10 ans, au moment du débat sur le PaCS, les réactions furent très vives. Aujourd’hui, nous offrons la possibilité de le célébrer en mairie sans que cela pose le moindre problème. La société a beaucoup évolué ces dernières années. On le voit par exemple avec un récent sondage qui indiquait que 51 % des Français étaient en faveur du mariage pour les couples homosexuels, cinq point de plus qu’il y a 5 ans.

GAYVIKING : Un dernier mot à nous faire partager?
Philippe Duron : Oui, et en cette période de campagne électorale, il est politique ! J’appelle chacun à s’emparer de l’enjeu fondamental que constitue pour notre pays l’élection présidentielle. Depuis 1981, c’est la Gauche qui est à la pointe du combat en faveur de la l’égalité des droits pour tous. C’est François Mitterrand qui a dépénalisé l’homosexualité dès son arrivée au pouvoir. C’est sous le gouvernement de Lionel Jospin que le PACS a été institué. Aujourd’hui, François Hollande propose d’ouvrir dès 2012 le mariage et l’adoption aux couples de même sexe. Alors, le 22 avril et le 6 mai, faites entendre votre voix, et allez voter !

Edouard Philippe – 41 ans. Maire du Havre depuis 2010 (suite à la démission d’Antoine Rufenacht) – Président de La Codah (Agglomération du Havre) – Conseiller général (département) depuis 2008

GAYVIKING : Pensez-vous qu’il est facile de vivre pleinement son homosexualité au Havre, sentez-vous les gays et les lesbiennes de votre ville épanouis ?
Edouard Philippe: Sincèrement j’ai l’impression que oui. Le Havre est une ville agréable…et je le dirai même si je n’étais pas Maire ! Après je ne vais pas non plus tomber dans la naïveté : même si la société française, dans sa globalité, a beaucoup avancé sur cette question de l’homosexualité, il reste encore beaucoup à faire, que ce soit au Havre ou ailleurs.

GAYVIKING :  Ressentez-vous des problèmes d’homophobie dans votre ville ?
Edouard Philippe: Il ne m’a pas été rapporté de faits de violences homophobes délictueux. Je pourrai me contenter de cette réponse, mais les problèmes d’homophobie ne se résument évidemment pas aux actes violents et les plus visibles. L’homophobie, ce sont aussi des mots blessants, des rejets, des regards de travers etc… Il nous appartient, à nous élus, mais aussi à l’ensemble des Havrais de créer un contexte de liberté et de respect pour que notre ville soit la plus agréable possible pour toutes et tous.

GAYVIKING :  Il n’y a pas beaucoup voire pas du tout d’association LGBT au Havre. Qu’en pensez-vous ?
Edouard Philippe: Je ne sais pas pourquoi ces associations ne sont pas présentes au Havre. Mais, si elles souhaitent s’implanter, elles seront les bienvenues.

GAYVIKING :  Quel message aimeriez-vous adresser aux gays et lesbiennes du Havre ?
Edouard Philippe: Probablement, le même message que celui que j’adresse en permanence à tous les Havrais : vivez bien dans votre ville. Faites la rayonner. Elle a des atouts considérables et mérite de poursuivre son développement. Chacun doit s’y sentir chez lui et s’y engager.

GAYVIKING :  En 10 ans, comment votre ville a changé…et comment voyez-vous Le Havre dans 10 ans ?
Edouard Philippe: Oui la ville a changé ! Personne ne peut le nier, même nos opposants les plus virulents ! Autant de réussites qui ont permis une meilleure qualité de vie pour les Havrais et qui font rayonner le Havre et augmenter son attractivité. Le défi des 10 prochaines années, il est clair, c’est poursuivre ce mouvement, développer encore l’attractivité, la vie étudiante, la qualité de vie ; c’est transformer la ville grâce à une politique culturelle ambitieuse ; c’est réussir le Grand Paris et l’Axe Seine pour faire du Havre une métropole maritime à même de concurrencer Anvers ou Rotterdam.

GAYVIKING : Un dernier mot à nous faire partager ?
Edouard Philippe: Merci de m’avoir donné la parole et continuez !

Valérie Fourneyron – 52 ans. Maire de Rouen depuis 2008 – Députée depuis 2007 – 1ière Vice-Présidente de La CREA (Agglomération de Rouen)

GAYVIKING : Pensez-vous qu’il est facile de vivre pleinement son homosexualité à Rouen, sentez-vous les gays et les lesbiennes de votre ville épanouis ?
Valérie Fourneyron : Je vais débuter mon propos avec une « réponse de Normande » ! Je ne pense pas qu’il soit plus facile ou moins facile de vivre pleinement son homosexualité à Rouen que dans n’importe quelle ville de France. En revanche, ce que je peux affirmer, c’est que la municipalité a une action volontaire en matière de lutte contre toute forme de discrimination, dont celles que connaissent parfois les homosexuels. Permettre à chacune et à chacun de faire ses choix sans que l’on puisse les lui opposer, c’est ce qui guide notre démarche au quotidien. Je suis convaincue de l’impérieuse nécessité que notre République reconnaisse les mêmes droits à tous les citoyens, quelles que soient leurs orientations sexuelles. C’est sur cette base que nous inscrivons notre politique municipale. Ainsi, j’ai signé, dès novembre 2009, l’appel en faveur du mariage homosexuel du Maire de Montpellier, Hélène Mandroux. C’est une question essentielle. Le gouvernement de Lionel Jospin avait permis des avancées significatives avec la création du PACS. Nous devons aller plus loin maintenant et ouvrir le droit au mariage et à l’adoption aux couples homosexuels. Je ne sais pas si les gays et les lesbiennes qui vivent à Rouen sont plus épanouis qu’ailleurs mais nous pourrons avoir un début de réponse avec le dossier d’un prochain numéro de notre journal municipal, « Rouen magazine », qui traitera de l’homosexualité à Rouen…

GAYVIKING : Ressentez-vous des problèmes d’homophobie dans votre ville ?
Valérie Fourneyron : Il en existe malheureusement à Rouen comme partout. Avec l’adjointe au Maire déléguée à la lutte contre les discriminations, nous nous mobilisons aux côtés des associations pour que l’homophobie régresse. C’est pourquoi, nous avons participé l’an dernier à la journée internationale du 17 mai, en affichant une banderole sur le fronton de l’Hôtel de ville. Nous réitèrerons cette action symbolique mais pleine de sens ce 17 mai 2012. Cette journée est véritablement porteuse des valeurs de tolérance et d’acceptation de la différence. L’homophobie est d’abord et avant tout un délit qui doit être sanctionné. Trop d’actes restent commis en son nom, en France et de par le monde. C’est insupportable.

GAYVIKING :  La ville de Rouen s’implique t’elle dans les problématiques LGBT ?
Valérie Fourneyron : Bien entendu ! Depuis le début du mandat municipal en 2008 et dans le cadre de notre politique de lutte contre les discriminations, nous avons travaillé étroitement avec les associations et avons obtenu des résultats concrets. Par exemple, depuis 2010, lors de la manifestation organisée à Rouen dans la cour du Palais de justice à l’occasion de la journée nationale du souvenir des victimes et héros de la déportation, les associations homosexuelles sont intégrées au déroulé officiel de la cérémonie et, au même titre que les autres associations, déposent une gerbe en hommage aux femmes et aux hommes déportés du fait de leur homosexualité. Par ailleurs, depuis 2009, nous célébrons en Mairie les PaCS pour les couples qui le souhaitent. De plus, la Ville est aussi représentée chaque année à la Gay Pride organisée à Rouen et je m’y suis personnellement exprimée. Enfin, nous soutenons aussi financièrement des associations LGBT, que ce soit pour leur fonctionnement ou pour la mise en œuvre de projets spécifiques.

GAYVIKING : Quel message aimeriez-vous adresser aux gays et lesbiennes de Rouen ?
Valérie Fourneyron : Ce que je souhaite, c’est que chaque Rouennais, quel qu’il soit, puisse bien vivre dans sa ville et s’y épanouir, tant sur le plan professionnel que personnel. Je n’adresse pas de message particulier à qui que ce soit, j’en adresse un à toutes les Rouennaises et les Rouennais pour leur dire que ma préoccupation quotidienne, c’est que chacun puisse trouver sa place dans la ville afin que de bien vivre ensemble.

GAYVIKING : Au-delà de Rouen, quel regard portez-vous sur la vie LGBT en Normandie (Haute et Basse), pensez-vous qu’il y a une dynamique ?
Valérie Fourneyron : En Normandie, je pense que les grandes villes contribuent fortement à la vie LGBT. Nous avons par exemple à Rouen une vraie richesse au niveau des lieux et des commerces « gay friendly ». Après, mesurer précisément sa dynamique, c’est un exercice difficile. Evidemment, on sent que les choses bougent. Ce qui est certain, c’est que les associations comme gaynormandie.com créent sans conteste cette dynamique car elles mènent des actions qui dépassent les frontières des seules villes.

GAYVIKING :  En 10 ans, comment votre ville a changé… et comment voyez-vous Rouen dans 10 ans ?
Valérie Fourneyron : Je crois que tous les Rouennais et les nombreux touristes qui viennent toujours plus nombreux visiter notre belle citée normande se rendent compte du chemin parcouru depuis 10 ans ! De grands projets structurants pour la vie quotidienne de chacune et de chacun ont été menés à bien : la requalification des quais rive droite, le 106, les opérations de renouvellement urbain sur les Hauts-de-Rouen et sur la rive gauche, les travaux de mise en valeur du patrimoine du centre ville… Il ne faut pas oublier aussi la création ou la pérennisation de nombreuses manifestations qui animent notre ville et participent à son attractivité : Rouen sur mer, Normandie impressionniste, l’Armada, les Terrasses du jeudi, le Festival du livre de jeunesse, la Foire Saint-Romain, Rouen givrée, la semaine de l’étudiant rouennais « Les Zazimuts », le festival « Rouen impressionnée » et les nouvelles galeries d’art contemporain, le 180… Sans compter la richesse patrimoniale de notre capitale régionale et les hauts lieux culturels comme le musée des Beaux-Arts ou encore l’Opéra de Rouen Haute-Normandie. Je peux encore citer notre politique en faveur de la lecture publique avec la gratuité des bibliothèques pour tous les Rouennais, le soutien important aux associations sportives et culturelles, notre politique ambitieuse en faveur du logement étudiant et social… Je pense que ce n’est pas sans raison que la population de notre ville s’accroît chaque année. Notre vitalité démographique est indéniablement un signe de notre dynamisme et j’ai le sentiment que cette tendance se confirmera dans les prochaines années.

GAYVIKING : Un dernier mot à nous faire partager ?
Valérie Fourneyron : Je forme le vœu que la France, patrie des droits de l’Homme, pays dont la Constitution, dans son article 1er, affirme que « les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droit », connaisse, dans les prochains mois, de nouvelles avancées dans la reconnaissance de la liberté pour tous les couples. Il est temps d’accorder aux couples homosexuels les mêmes droits qu’aux couples hétérosexuels, et de lutter plus efficacement contre toutes formes de discrimination.

Photos : sites web villes Caen et Le Havre / wikipedia / VF : Le Point Benoit Decout.

 

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20 commentaires

  1. Bastien

    Des propos cohérents de la part de ces trois personnalités politiques, mais ne soyons pas dupent, il reste encore baucoup à faire.

    Lorsqu’un coming-out est fait, il nous faut encore beaucoup plus de force et de soutient pour avancer et ce n’est pas de l’acquis immédiat surtout pour le soutient. Je voudrais dire aussi que les attitudes et les mépris sans grandes méchancetés dans le milieu professionnel font aussi très mal voir plus que des coups (attention cela ne veux pas dire que je préfère me faire taper dessus) – j’ai déjà donné ou pris plutot de la part de mes « Géniteurs ».- aujourd’hui je rêve de pouvoir avancer véritablement mais il me manque ce soutient surtout morale;
    Bastien

  2. Noel Richardsone

    Ne surtout pas oublier la 1er Association Gay de Normandie de puis plus de 19 ans ou sans elle rien n’aurait commencer (créée par deux étudiants). Cette association s’appelle « Les Enfants Terrible » et elle n’a toujours pas de local de plus de 19 ans par la mairie de Caen. Elle a eu un local privé pendant 4 ans mais faute d’argent elle a du s’en séparer. Le matériel de cette association est dans un garage. leur site: http://www.les-enfants-terribles.fr/ . Aussi sur Facebook : http://www.facebook.com/pages/Les-Enfants-Terribles/150427274994459. Il faut du courage à cette association pour rester la tête haute. Moi je suis le 1er adhérant depuis 19 ans, et je suis navré de voir que rien n’est fait pour aider cette association. merci de ma voir lu .

  3. manue

    sa fait plaisir d’entendre sa par des maires .  l’homophobie sera tj la faut vivre avec, les gens ne sont pas ouvert d’esprit; Si le mariage homosexualité et l’adoption sont légalisée, ils fermeront peut être leur bouche et verrons qu’on es accepter par le gouvernement comme des couples homme/ femme .

  4. Isa

    la vie est plus  facile en ville qu’à la campagne
    je ne me vois pas afficher mon homosexualitée dans mon village

  5. Elweiss

    je me souviens l’année dernière à caen sur le fronton de la mairie le drapeau gay était posé

  6. thierry H

    et les autres maires evreux, cherbourg, alençon ils en pensent quoi ???

  7. Seb

    à Caen ça serait bien que la mairie mette à disposition un local permanent pour la MDD… autant être fier jusqu’au bout avec sincérité 😉

  8. Stéphan

    C’est vrai qu’au havre y’a rien pour se réunir 

  9. Manu Querzo

    tous les hommes (et femmes) politiques condamnent les violences, injures, agressions homophobes… ok, c’est bien. Mais il y en a toujours et ça ne change rien. Comment comptez-vous agir concrètement ?!  Pourquoi les actions que vous avez mises en oeuvre n’ont pas portées leur fruits ??!! 
    Je doute de l’efficacité de vos paroles.

  10. didier leblotte

    merci à edouard phillippe de son intervention

  11. nadia

    habitante à hérouville quand je me déplace dans caen il n’est pas aussi facile que ça de se prendre par la main

  12. Eric27

    il ne faut pas oublier que l’homophobie même si elle n’est pas apparente physiquement elle est insidieuse et se cache derrière des attitudes, des regards mal placés même au travail. à rouen j’ai pu subir de nombreux collibets depuis que j’ai fait mon coming out au boulot

  13. tijirouen

    etonnant j’ai pas l’impression qu’il se passe grand chose à rouen avec la ville… et puis les autres associations… ben je les vois pas depuis qu’il n’y a plus le collectif comme ça 
    dommage

  14. hervé

    habitant caen je ne savais pas qu’il y avait un centre lgbt à caen, je croyais qu’il était à rouen

  15. laurent thiret

    Superbe l’interview… maintenant il va falloir passer à l’action et que tous les citoyens aient les mêmes droits homos comme hétéros et lutter contre l’homophobie à chaque instant car les insultes continuent à pleuvoir dans les rues, au boulot, dans les magasins que se soit à Caen, au Havre ou Rouen et ailleurs.
    Un effort !! Agir maintenant !!

  16. phil

    à caen c’est bien mais il n’y a pas que les assoces dommage que la vie gay en dehors soit calme plat 

  17. Damien

    oh, c’est mon maire au Havre !! c’est la première fois que je l’entends sur la question Il ne s’engage pas trop mais il parait ouvert… à voir pour la suite

  18. myiam

    superbe cet article, ça fait du bien de lire tout ça. j’avais pas remarqué que gaynormandie fêtait ses 10 ans… ben bon anniversaire. le site est un peu notre Têtu national au niveau régional 

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