Gaypride 2018, toutes les dates. Le combat continue…

Article publié le 16 février 2018
Mise à jour le 14 mai 2018

Le calendrier s’affine, la saison approche. Les marches des fiertés, communément appelées Gaypride, se mettent en place. Les premières marches de l’an I du Président Macron commenceront le 18 mars à Tignes et Orléans le 19 mai. Des moments propices aux revendications et à la visibilité de l’ensemble de la communauté LGBTI (Lesbienne Gay Bisexuel Trans Intersexe). 
GAYVIKING vous présente le calendrier d’une trentaine de villes françaises.

Gaypride en France 2018

Après une année électorale avec la présidentielle et les législatives, les gayprides 2018 arborent un nouveau contexte : celui des États Généraux de la Bioéthique. C’est une obligation depuis 2011 où tous les sept ans, la France doit dresser un bilan et réviser sa législation sur la bioéthique sur des sujets allant de la fin de vie aux tests génétiques en passant par la PMA (Procréation Médicalement Assistée). Les États Généraux ont commencé le 18 janvier dernier et devraient se terminer le 7 juillet pour aboutir à un projet de loi à l’automne.

La Communauté LGBTI sera très attentive aux débats notamment sur la procréation médicalement assistée (PMA). Aujourd’hui réservée aux couples hétérosexuels infertiles, la PMA est revendiquée pour tous les couples de femmes . Le Président de la République, Emmanuel Macron, s’était déclaré favorable à cette évolution « sans pour autant heurter les consciences », expression peu clair loin d’apaiser le débat sur l’égalité. Lors des marches des fiertés, les associations LGBTI rappelleront au Gouvernement cette belle promesse et qu’elle soit rapidement mise en oeuvre.

Gaypride en France 2018

D’autres sujets sont également attendus comme la lutte contre l’homophobie où les derniers évènements à Dieppe et à Paris ont rappelé que le combat était loin d’être terminé. Les associations comme SOS Homophobie et Le Refuge seront présentes comme chaque année, dans de nombreuses marches régionales.

Les thèmes sur la transphobie et l’avancée des droits des personnes transgenres restent encore d’actualité, les avancées ne sont pas encore à la hauteurs des enjeux. Enfin, le thème des migrants pourrait, timidement, faire son entrée dans les défilés. A travers le monde 70 pays criminalisent encore l’homosexualité et pour les réfugiés LGBT sur le sol français, outre le fait d’être confronté à un climat de défiance, leur orientation sexuelle ne suffit pas à prouver qu’ils sont en danger dans leur pays. Les associations LGBT sont de plus en plus sollicitées pour porter assistance aux étrangers gays, lesbiens, transgenres persécutés. Des marches, comme celle de Caen par exemple, interpelleront la classe politique sur cette problématique.

Gaypride en France 2018

Calendrier 2018 Gaypride France

A ce jour, seulement deux villes n’ont pas encore communiqué la date de leur marche : Nice et Gourin en Bretagne. Amiens avait commencé à réfléchir à une gaypride en 2017 sans pour autant aboutir… le projet se fera t’il en 2018 ? Cette année, et pour la première fois, la gaypride Parisienne sera « concurrencée » par Biarritz le 30 juin… il faudra choisir. Du côté de Dijon, la gaypride ne devrait pas avoir lieu, comme en 2017. En effet, l’association organisatrice, Les Cigales, est en sommeil, par manque de bénévoles. A Agen, l’évènement programmé initialement le 2 juin par l’association Ecce Homo est reportée à 2019 avec le Festival des Fiertés. Par ailleurs, traditionnellement les gayprides se déroulent le samedi, mais cette année deux marches auront lieu un dimanche : Tignes et Lens. Cette dernière inaugure sa première gaypride. Enfin, au-delà de Lens, il faudra compter avec deux nouvelles villes dans l’agenda des marches. Tout d’abord Alençon en Normandie (Orne) fera sa première marche le 19 mai et Brest le même jour qui annonce une gaypride « nautique » dénommée « la Croisière des Fiertés », une pride sur mer, dans le cadre du festival « fait pas genre ». 

gaypride france 2018

GAYVIKING a fait le tour des associations organisatrices. Voici le calendrier des gayprides en France pour 2018. Cette liste sera complétée et remise à jour régulièrement. (mention * : date sous réserve, en attente de confirmation). Mise à jour : le 13 mai 2018

Par villes…

AGEN – reporté à 2019
ALENÇON – 19 mai 2018
AMIENS
 – (en projet ?)
ANGERS
 – 26 mai 2018
ARRAS – 9 juin 2018
BIARRITZ – 30 juin 2018
BORDEAUX – 2 juin 2018
BREST – 19 mai 2018
CAEN – 2 juin 2018
CHATEAUROUX – 9 juin 2018
GAP
 – 9 juin 2018
GOURIN Festy Gay – en attente…*
GRENOBLE – 26 mai 2018
LE MANS – 2 juin 2018
LENS – 27 mai 2018 (le dimanche)
LILLE – 2 juin 2018
LYON – 16 juin 2018
MARSEILLE – 7 juillet 2018
METZ – 9 juin 2017
MONTPELLIER – 21 juillet 2018
NANCY – 2 juin 2018
NANTES – 9 juin 2018
NICE – 28 juillet 2018
ORLÉANS – 19 mai 2018
PARIS – 30 juin
POITIERS – 2 juin 2018
RENNES – 16 juin
ROUEN – 16 juin
STRASBOURG – 9 juin 2018
TIGNES – 18 mars 2018 (le dimanche)
TOULOUSE – 9 juin 2018
TOURS – 16 juin 2018

Par date…

18 mars 2018 : TIGNES 
19 mai 2018 : ORLÉANS – ALENÇON – BREST
26 mai 2018 : ANGERS – GRENOBLE 
27 mai 2018 : LENS 
2 juin 2018 : BORDEAUX – CAEN – LE MANS – LILLE – NANCY – POITIERS 
9 juin 2018 : ARRAS – CHATEAUROUXGAP – METZ – NANTES – STRASBOURG – TOULOUSE 
16 juin 2018 : LYON – RENNES – ROUEN – TOURS 
30 juin 2018 : BIARRITZ – PARIS 
7 juillet 2018 : MARSEILLE
21 juillet 2018 : MONTPELLIER
28 juillet 2018 : NICE

Chacun son nom…

Chaque ville ou presque a son nom pour désigner la gaypride. A Rouen, le défilé se nomme Normandie Pride. Pour Rennes, c’est la marche des fiertés-NozPride. Du côté d’Orléans, la marché n’est pas la marche des fiertés mais « marche de l’égalité contre l’homophobie et la transphobie ». Sur Nice, elle s’appelle la Pink Parade, … à Strasbourg, c’est la marche des visibilités, à Toulouse elle se dénomme marche des LGBTQI, à Châteauroux c’est la Marche des Diversités du Berry et en 2017 Metz l’avait dénommée la Metz Pride Day.

Gaypride France 2018

Une marche mais pas seulement…

Depuis quelques années, de nombreux organisateurs inscrivent leur marche des fiertés dans un ensemble d’activités : cinéma, débats, rencontres avec les associations, animations et sorties dans les établissements LGBT… comme à Rennes avec une semaine des fiertés, le festival LGBTI du Poitou à Poitiers, la quinzaine des cultures à Lyon ou la Grenoble Pride Festival.

Les affiches et slogans 2018

Voici les affiches des marches des fiertés 2018 en France…

+Gaypride 2018 en Europe

Maspalomes (Gran Canaria) : 3-13 mai 2018
Bruxelles (Belgique) : 19 mai 2018
Athènes (Grèce) : 9 juin 2018
Rome (Italie) : 9 juin 2018
Zurich (Suisse) : 16 juin 2018
Vienne (Autriche) : 16 juin 2018
Sitges (Espagne) : 17 juin 2018
Dublin : (Irlande) : 30 juin 2018
Oslo (Norvège) : 30 juin 2018
Barcelone (Espagne) : 30 juin 2018 
Madrid (Espagne) : 7 juillet 2018
Londres (Royaume-Uni) : 7 juillet 2018
Berlin (Allemagne) : 28 juillet 2018
Brighton (Royaume-Uni) : 4 août 2018
Amsterdam (Pays-Bas) : 4 août 2018
Stockholm (Suède) : 4 août 2018
Prague : (Tchèquie) : 11 août 2018
Copenhague (Danemark) : 18 août 2018

Enfin, pour conclure, à noter qu’après Madrid en 2017, la prochaine World Pride devrait avoir lieu à New-York en 2019 pour fêter les 50 ans des émeutes de Stonewall. 

Gaypride ou marche des fiertés ?

Le terme « Marche des fiertés » est apparu en France en 2001 après un litige entre la nouvelle association organisant l’événement, l’Inter-LGBT, et la société précédemment responsable de l’organisation : la SOGIFED. Cette dernière avait en effet déposé le nom Lesbian & Gay Pride, et son utilisation risquait d’être sujet à conflit. Un nouveau nom fut choisi pour la marche parisienne, « Marche des fiertés », et c’est sous ce nom que sont souvent appelés certains défilés français.

Pour aller plus loin

Article sur l’histoire Gaypride
Les photos des années passées

(photos : Gayviking)

2 thoughts on “Gaypride 2018, toutes les dates. Le combat continue…

  1. Je pense que le problème n’est justement pas la gay pride en elle même, mais le fait que les hétéros (et une certaine proportion de jeunes gays de laquelle je faisais partie il y a quelques années) ne savent pas vraiment ce que signifie être homosexuel- y attachant toute une imagerie et certaines pratiques mal comprises, alors qu’au fond la chose se résume par : aimer une personne du même sexe. C’est le nœud du problème à mes yeux. Pas le fait d’exhiber au cours de la gay pride un folklore donnant à l’évènement quelque chose de carnavalesque, mais bien le fait que la plupart des gens y puisent leur seule source d’information concernant les LGBT+, sans se dire qu’il s’agit bien évidemment d’un défilé sciemment carnavalesque. Je pense que ça s’arrangera avec les années -que ça a même déjà commencé en fait-, avec la visibilité croissante qu’acquièrent les LGBT+ dans les médias, la pop-culture, ect. Des personnages LGBT+ font leur apparition dans les fictions en tout genre, et ils ne véhiculent plus une image risible unique de l’homosexualité/bisexualité/transidentité. Encore qu’avec le recul, je me rends compte que considérer cette image de l’homosexuel efféminé ou travestis (en grande partie responsable de mon refoulement adolescent) comme étant ridicule, c’est jouer le jeu de l’homophobie en reportant la faute sur une partie de la communauté ; ce qui me conduit à penser que le véritable problème réside finalement dans le fait de voir le honteux et le risible dans tout ce qui se rattache à la féminité. Mais c’est un autre débat ^^.
    En somme, je ne pense pas que les gay prides soient contre-productives. L’ignorance est contre-productive, et c’est elle qu’on doit chercher à combattre, pas les manifestations LGBT+ dont on devrait pourtant pouvoir comprendre qu’elles ne représentent pas tant la réalité de toute une communauté que ses symboles. D’autant plus que cette communauté a toujours agis ainsi : s’approprier les insultes et les clichés dégradants pour les brandir sous le nez de ceux qui les propagent, leur dire « vous avez raison et je vous emmerde ».
    Ça ne se fera pas en deux ans, peut-être même pas en dix, ni en vingt, mais je suis convaincu que si on continue sur cette lancée, les gens seront finalement suffisamment informés sur les LGBT+ par le biais des médias et de la culture pour voir dans les Gay prides ce qu’elles sont vraiment, plutôt que d’en faire leur seule source d’informations (avec d’autres poncifs) sur les LGBT+.

  2. Les Gay veulent être comme tout le monde et ne pas etre montrés du doigt mais alors une Gaypride ça sert a quoi ? Je suis gay mais trouve ses manifestations contre-productives pour la cause. Les Gayprides sont des évènements ou les hétéros samusent de voir les gay comme des bêtes de foire, ils viennent rire des clichés que les gay s’amusent a reprendre mais qui sont les consequences sociales d’harcellement, d’agression et la peur de s’assumer pour dautres garcons

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *