23 août 2017

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Témoignage : Laurent, un gay docteur

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(article publié le 11 novembre 2010)

Laurent est jeune médecin, il a 31 ans et homo. Il arpente les routes de la région. Dans ce témoignage, Laurent se confie sur son parcours de jeune homo, de ses études de médecine, mais aussi sur les rapports entre les médecins et l’homosexualité. Une belle rencontre…

GAYVIKING : Comment as-tu véçu la découverte de ton orientation sexuelle ? Tes études de médecine ont-elles été bénéfiques à la compréhension de tes préférences ?

Laurent : La découverte s’est faite lentement et n’a pas toujours été facile. J’ai mis du temps mais quand je regarde mon parcours, je me dis que j’ai appris beaucoup de choses et que c’est bien comme ça. J’ai toujours su que quelque chose était différent en moi, mais j’ai eu beaucoup de mal à accepter et à me dire sereinement que j’étais homosexuel.

medecin_gay2Dans ma famille et mon entourage, il n’y avait pas d’exemple et l’image qu’on donnait des homosexuels n’était ni tolérante ni très belle. Je fantasmais sur mon prof de natation surmusclé, mais non, je n’étais pas gay, ça n’était tout simplement pas possible ( ça n’était pas écrit dans le programme de ma vie normale et parfaite!!!). A la fin de l’adolescence je me disais que j’étais bisexuel. Et puis un jour, quand j’avais 20 ans, je me suis dit qu’il fallait arrêter de se voiler la face, que les femmes ne m’intéressaient pas du tout.
Ça m’a soulagé, mais je me suis ensuite senti très isolé, comme séparé des gens que je connaissais par une sorte de barrière invisible,sans aucun gay à qui parler.

medecin_gay3Je ne sais pas si les études m’ont aidé. Je les ai sans doute utilisées pour éviter de vivre et m’exposer à la réalité du monde pendant plusieurs années.C’est extrêmement facile de se cacher dans ses livres de médecine et dans ses cours quand on a des examens tous les mois pendant des années. En plus j’ai choisi un des cursus les plus longs! Mais c’est aussi à la fac que j’ai rencontré un groupe de véritables amis qui m’ont permis de faire des coming-outs successifs qui se sont toujours bien passés.

Il est très peu question de l’homosexualité comme objet d’étude pendant les études de médecines. On a eu un cours sur les perversions en psychiatrie, et le prof a bien fait comprendre que l’homosexualité n’était pas une pathologie psychiatrique. Sinon j’ai lu pleins de livres trouvés dans les librairies de Rouen et du Marais (Paris).

GAYVIKING : As-tu déjà été confronté à l’homophobie : dans ta vie personnelle, tes études, ton travail ?

medecin_gay4Laurent : J’ai été confronté à un dégout de la différence dès l’école primaire. J’avais toujours plein de copines et un ou deux copains, et visiblement ça ne plaisait pas aux autres garçons. A l’époque j’en ai pas mal souffert. Au collège il y avait toujours une ou deux personnes désagréables, qui semblaient avoir un radar pour repérer les gens différents ou fragiles et les exposer au groupe. Quand j’y repense leurs propos étaient débiles, mais blessants pour un jeune qui se pose des questions. Quand on est ado on n’a pas envie d’être une « Tapette cosmique »! ( je me demande encore comment quelqu’un a pu inventer une pareille expression!!!!).

Sinon je n’ai jamais subi de violences physiques.
Au lycée je n’ai pas eu de gros soucis. L’attention était surtout fixée sur les jeunes homosexuels dont les manières étaient plus efféminées que les miennes. Curieusement je ne ressentais pas de lien avec ces personnes, j’avais surtout pas envie qu’on m’assimile à elles.

medecin_gay6A la fac je n’ai pas eu de gros soucis. Une amie a révélé mon homosexualité sans me demander mon avis, et personne n’a eu de mauvaises réactions parmi les internes. Heureusement ça a été fait à un moment où j’étais à l’aise avec moi-même.

A l’hôpital il y a une culture assez macho, et je me souviens de blagues bien grasses sur les « pédés ». Dans les services ou en garde je ne parlais jamais de ma sexualité. Je ne faisais pas semblant d’aimer les femmes, je ne disais rien. On se transforme parfois en caméléon pour échapper aux plaisanteries débiles, ou à l’homophobie de certains membres du personnel.

Côté famille c’est un autre problème. Mes parents font un mélange de tolérance des années 70 et de vieilles valeurs d’avant les années 1950. Malheureusement leur perception de l’homosexualité est archaïque. Quand j’étais ado ma mère m’a annoncé qu’elle serait très déçue si je ramenais un homme à la maison (gloups!). Comme quoi l’ignorance sévit partout. Je suis de plus en plus serein avec ma sexualité et l’amour, et l’idée d’un coming-out est devenue plus évidente, même si je sais que ça ne sera pas facile.

medecin_gay7GAYVIKING : Comment expliques-tu que les homos recherchent et préfèrent un médecin gay plutôt qu’hétéro ? Y’a t’il une défiance vis à vis du corps médical ?

Laurent : C’est difficile à expliquer. Il y a peut-être la peur du jugement d’autrui. Savoir que la personne en face de vous fait la même chose et ne vous jugera pas est sans doute rassurante. Les médecins sont des humains comme les autres, et ils véhiculent sans le savoir tout un tas d’idées et de références culturelles issues de leur milieu d’origine.
En tout cas je comprends que certains préfèrent avoir un médecin gay. J’aimerai bien en avoir un aussi.

Il y a quelques années, j’ai dû faire plusieurs séries de tests VIH, et j’ai inventé n’importe quoi pour ne pas dire à mon médecin traitant que j’étais gay. J’étais déjà suffisamment mal pour ne pas avoir à gérer son regard… Je ne ferais sans doute pas la même chose aujourd’hui, mais je comprend pourquoi je l’ai fait.

GAYVIKING : Penses-tu que les sujets liés à l’orientation sexuelle doivent être développés dans le cursus médical et universitaire ?

Laurent : Il y a déjà tellement de choses à apprendre pendant les études de médecine. Déjà si les gens retiennent que ce n’est pas une pathologie, on aura bien avancé. Après ça, une attitude ouverte et intelligente à l’égard de l’homosexualité, je pense que ça doit s’apprendre dans la vie de tous les jours.
Peut-être qu’il faudrait que certains médecins fassent attention à ne pas assimiler les personnes homosexuelles à la notion de « groupe à risque pour les MST« , et y coller des jugements de valeur qui sont parfois faux et déplacés.
Mais je comprend aussi que l’hôpital crée un biais dans la vision de l’homosexualité.

medecin_gay5Les rencontres que j’ai fait avec des patients homosexuels pendant mes études ont faussé ma perception de l’homosexualité. C’est rare que des homos heureux et en bonne santé viennent se faire soigner en maladie infectieuse. A une époque mes seules références homos étaient des couples dont l’un ou les deux étaient séropositifs, avec des histoires de plans, sexe en groupe etc etc. A l’époque ça me paraissait impensable. Une fois j’ai suivi un homosexuel quadragénaire qui venait de découvrir son VIH à un stade avancé. Ça m’a profondément bouleversé, ma réaction a été « Oh mon Dieu, ça va être ça ma vie? Amant secret,socialement isolé, qui va mourir à petit feu à cause du VIH?« . Il m’a fallu du temps et rencontrer d’autres homos pour voir que ça n’était qu’un aspect de la réalité.

GAYVIKING : Changes-tu ton comportement lors d’une consultation quand tu penses que ton patient est homo ?

Laurent : Je pense que non, enfin c’est pas facile de savoir exactement comment on se comporte. Je lui fait comprendre qu’il peut me parler de tout et que je suis pas là pour juger mais pour écouter. Je pense que je fais pareil pour les hétéros.

medecin_gay9GAYVIKING : T’arrive t’il de dire à tes patients que tu es gay ?

Laurent : Je ne le fais quasiment jamais. La relation médecin-patient est quelque chose de très complexe et il faut se méfier de ne pas la faire sortir d’un objectif thérapeutique ( avec les humains on ne sait jamais !). On n’est pas censé parler de soi, de sa vie, des ses préférences, de ses goûts.

J’ai dû parler une seule fois de mon homosexualité à un homme. C’était pour lui parler de prévention MST. Sur le moment ça m’a paru important. Après ça je me demande si certains patients gays ne se doutent pas que je le suis aussi. J’ai l’impression que certains ont un gaydar incorporé !

Dans le cas d’un jeune qui est perdu et se pose des questions sur la sexualité, je pense que j’aborderai le sujet. Mais ça dépend vraiment de chaque cas.

GAYVIKING : Les jeunes ou les moins jeunes discutent-ils facilement de leur sexualité avec le médecin ? Quelles sont les sujets abordés par tes patients sur la sexualité ?

medecin_gay10Laurent : C’est rare que les gens parlent facilement de leur sexualité. Souvent ils gardent leurs questions importantes pour la fin de la consultation. Ce qui revient le plus souvent: les problèmes d’érections.

Souvent je pose directement la question quand je sens que c’est ce qui inquiète la personne.C’est un sujet qui ne me dérange pas. Si je ne suis pas décontracté, je ne vois pas comment un patient pourrait me parler en étant à l’aise. Des fois les patients sont surpris quand je parle d’éjaculation, de contractions anales etc etc!

Je trouve qu’il y a un vrai décalage entre l’image d’une société totalement libérée que donne les médias, et la réalité des gens: un fonctionnement des organes génitaux peu ou mal compris, des craintes issues de fausses informations, une très grande pudeur et beaucoup d’anxiété.

Je trouve que la sexualité est un sujet très important, et qu’elle doit être intégrée dans la vie et la santé des gens, et pas juste le versant prévention des MST.

GAYVIKING : As-tu déjà été confronté à une situation avec un patient où tu lui as annoncé sa séropositivité ? Comment réagir dans ce cas… ?

Laurent : Non,jamais. Je travaille en ville, et généralement c’est un médecin du Centre de Dépistage anonyme, du service hospitalier ou du laboratoire où a été fait le test qui fait l’annonce à la personne. Enfin personnellement, jusqu’à maintenant, ça ne m’est jamais arrivé.

actu-gay-inpes-preservatifGAYVIKING : La communication de notre société vis à vis des homos sur les MST est-elle satisfaisante aujourd’hui ?

Laurent : Je ne sais pas si la communication est satisfaisante, est-ce qu’elle le sera un jour totalement? C’est déjà bien qu’il y ait quelque chose. Évidemment dans un monde parfait, on pourrait toujours faire plus, et il y aurait plus d’argent et de moyens accordés aux associations et aux campagnes de prévention.

Je vais aussi retourner la question! Est-ce que l’écoute des homos vis-à-vis de la prévention des MST est satisfaisante?
Je crois qu’il y a toujours du travail à faire des deux côtés.C’est très important de ne pas baisser les bras. Je me dis toujours que si un jeune ( ou un moins jeune) se protège grâce à un message de prévention qu’il a vu ou entendu, ça sera déjà ça de gagné.

Il y a malheureusement tout un courant actuel chez les homos qui fait l’apologie du sexe sans capotes, avec des films bareback de plus en plus nombreux. Il y a aussi une réticence à utiliser le préservatif pour certaines pratiques à risque comme la fellation. Ça n’est pas facile non plus d’imposer à l’autre le port d’une capote, surtout quand on n’est pas super sûr de soi ou rendu complètement débile par le désir…

Et puis il suffit de comparer la prévention des mst et la prévention d’autres maladies comme l’addiction au tabac, à l’alcool, le diabète, etc etc… C’est globalement pas très différent. Les humains ont dû mal à intégrer les risques quand le danger n’est pas immdédiat et inquiétant. On est tous pareils : il y a même des médecins qui fument, et d’autres qui stressent parce qu’ils n’ont pas mis de capote en faisant un fellation à quelqu’un qu’ils ne connaissaient en fait pas vraiment…!.

sang_pdGAYVIKING : Que penses-tu de l’interdiction du don du sang pour les homosexuels hommes ?

Laurent : Je me souviens que ça m’avait surpris quand une amie me l’a appris il y a quelques années. Un peu comme si symboliquement la personne homosexuelle était par nature tellement souillée qu’on ne pouvait même pas envisager d’utiliser son sang.

Après je comprends que les autorités aient adopté ces règles à une époque où les tests n’étaient pas forcément aussi faciles qu’aujourd’hui. Mais actuellement je trouve qu’une révision est nécessaire, que ce soit pour la défense de l’intégration des personnes homosexuelles dans la société, que pour la prise en charge de gens qui ont besoin de transfusions ou autres produits dérivés du sang. Pourquoi une personne en bonne santé, intelligente et altruiste, se verrait refuser d’emblée le don d’un sang dont on a tellement besoin.

A vrai dire ça n’est pas un problème qui m’a particulièrement bouleversé. Parfois je ne suis pas très politiquement correct… je me dis que si la société ne veut pas de sang homo, et bien tant pis pour elle… surtout quand on sait que les établissements qui fournissent le sang sont souvent confrontées à des périodes de manque.

GAYVIKING : Un dernier mot ?

Laurent : Soyez heureux, la vie est courte, amusez-vous mais sortez couverts. Prenez soin de vous et consacrez du temps aux choses qui vous sont importantes.

Pour aller plus loin…

Voir le site de l’association de médecin gay-friendly avec un annuaire de médecins qui s’intéressent aux questions de santé LGBT

Laurent a également participé à des fiches « santé » pour GAYVIKING… expliquer dans un langage clair les petits maux de la vie quotidienne. (voir la rubrique sur GAYVIKING ICI)

Echanger sur le Forum de GAYVIKING rubriques sexualité et santé

Les photos ne sont présentes qu’à titre d’illustration.

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17 commentaires

  1. DALMASSO René

    Bonjour Laurent.

    Je viens vivre sur Bordeaux début juillet, pourriez vous m’indiquer un médecin gay ou alors pourrais je vous choisir en tant que médecin traitant.
    Bien à vous
    Cordialement

  2. Fabrice Anglade

    Bonjour ,je suis un homme de 43 ans qui vie sur Biarritz au pays basque et je suis à la recherche d’un médecin généraliste gay sur Biarritz Anglet Bayonne , comme moi même je suis homo , merci à vous de me donner une liste de médecin gay , car actuellement j’ai des problèmes de santé

  3. Bernard

    Bonjour Laurent,

    J’ai la soixantaine passée et j’ai un problème qui me tient à cœur que je souhaiterai parler à un médecin gay. Cela peut être un médecin de votre age pas nécessairement un médecin plus âgé.
    Je vous serai très reconnaissant si vous pouviez m’aider. D’avance merci.

    Très cordialement

    Bernard

  4. Fred

    @Marc @Daniel : nous ne pouvons pas transmettre les coordonnées d’un médecin en fonction de son orientation. Vous avez l’association des médecins gayfriendly où un annuaire est à votre disposition, des médecins qui s’intéressent plus particulièrement aux question de Santé LGBT : http://asso.medecinegayfriendly.fr/

  5. marc

    je vis en bretagne pouvez vous me dire si vous connaissais un médecin generaliste gay un homme de préférence ou au alentour de st Malo je vous remercie bien de votre aide

  6. daniel

    bonsoir je m’appelle Daniel j’ai 5o ans j’habite à strasbourg je sohaiterai faire connaissance avec un médecin gay à strasbourg pour parler avec lui de mes problèmes que je rencontre par rapport à mes difficultés merci pour votre aide

  7. rando

    Le sida fait des ravages dans le monde il faut prendre des precautions quand on fait l amour avec une personne de meme sex garcon fille aussi il ne faut pas hesiter a se faire depister faire attentions aux preservatifs certaints so t porreux alors attention

  8. pierre

    temoignage serein et positif.je te souhaite de rencontrer ta moitie pour continuer ton metier difficile.
    moi aussi j’ai eu les memes inquietudes que toi sur l’avenir de ma vie mais quand l amour est la tout devient simple !
    medecin generaliste depuis 27 ans et en couple depuis 28 ans , j ai eu la chance incroyable de rencontrer mon compagnon a la fin de mon service militaire a l autre bout du monde lors d un voyage  » coupure avant plongee dans l inconnu  » et avant mon projet d installation dans une petite ville de provence . les patients savent en general que je vis avec un homme et cela n a pas pose de probleme a ma connaissance .j ai plutot recu des manifestations d amities lors de mon mariage ..les gens remarquant mon alliance . je reçois parfois les confidences de jeunes patients et je les remercie toujours de cette confiance de me confier leur secret et je les rassure en rappelant toujours la necessite de se proteger avec naturel.
    grace a lui et notre amour tranquille j ai pu me realiser dans ce metier sans grosses difficultes et les seuls soucis rencontres l ont ete avec mes pairs locaux parfois tres suspicieux et exigeant vis a vis de moi  » ceux qui n’ont pas d’enfants…ils font les gardes  » ou lourdingues  » toi on finira bien par te marier « . J avais remballe avec humour mon interlocuteur en lui demandant de s occuper des ses fesses et pas des miennes et de retirer sa main de ma cuisse.
    Comme j ´ai garde mes potes heteros d’enfance , ca protege ..et ce matin un de ceux la m’a fait comme d’habitude la bise au marche avec mon compagnon en me precisant qu’il attendait la fete pour  » l’HOMOgation  » du mariage realise dans la plus stricte intimite familale. Belle recompense d une vie simple et tranquille quand on denombre le nombre de divorces …
    nous ne parlerons pas des horreurs entendues lors du mariage pour tous ..mais ce fut un bon rappel des paroles prophetiques de antonio gramsci  » l ancien monde se meurt et le nouveau monde tarde a venir . De ce clair obscur surgissent les monstres  »
    N ai pas de crainte : Un confrere plus age et empathique m avait dit un jour :  » peu importe qu on dise du bien ou du mal de toi ….l important c est qu’ on dise , c est bon pour la patientele  » . et c est vrai ! fais ton job correctement ..ca payera toujours !
    bise confraternelle .

  9. fgismo

    Bonjour, je suis surpris par cette affirmation du rédacteur, (Comment expliques-tu que les homos recherchent et préfèrent un médecin gay plutôt qu’hétéro ? Y’a t’il une défiance vis à vis du corps médical ?) Sur quoi est elle basé, y a t’ il des études faites sur la question? pour ma part, j’ ai eu un mauvais contact avec un médecin Gay, et l’ actuel, il est  formidable, j’ ignore ses préférences sexuelles. Lors de mon passage en Orthopédie ( petit personnel médical ) j’ ai été confronté a une ambiance homophobe lourde, difficile a supporter. très utile témoignage.

  10. Harold

    Bravo Laurent pour ce témoignage. C’est courageux de l’avoir fait, on a besoin dans notre société, je pense, de témoignages de ce type, pour dédramatiser le fait d’être homo, et que les gens comprennent ce que c’est quand on y est…
    Merci.

  11. Le Gay Lapin

    Beau témoignage. J’aimerais bien avoir un médecin gay qui connaitrait mieux les petits bobos spécifiques des homos, même si j’ai décidé d’être relativement libre avec mon toubib. Après tout, c’est son boulot, et il a du en voir des vertes et des pas mûres (lol).

  12. cayenne

    très beau témoignage empreint de moments vrais et abordant des sujets encore difficiles dans notre société.

  13. Arnonono76

    Bravo pour ce témoignage, j’ai pris plaisir à le lire.
    Les questions et les réponses sont très intéressante.

  14. flo

    très émue d’avoir lu ton témoignage mon ami lolo ! je sais que tu sais faire preuve d’écoute et de compréhension afin de dresser le meilleur diagnostic.
    je suis d’accord que la vision du corps médical doit évoluer et le discours de prévention contre les M.S.T. doit être renforcé auprès de tous les publics homos ou hétéros sans « pré-fondés ».
    Juste un dernier mot, continue comme çà et sois heureux de faire ce beau métier au service des autres !

  15. christelle

    témoignage vrai, j’ai eu plaisir à le lire. Une expérience que beaucoup ont connus. Nous ne sommes pas seuls oui c’est vrai.
    et intéressant sa vision toubib/homo. J’apprécie

  16. Fractal

    J’ai lu avec attention ton témoignage, il y a des passages où j’ai pu me reconnaître, et j’ai trouvé beaucoup d’intelligence et de justesse dans tes réponses. Bravo!

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