18 août 2017

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Législatives 2012 : Pascal Didtsch

(article publié le 7 juin 2012)

Les associations LGBT (Lesbiennes, Gays, Bisexuel(le)s et Transexuel(le)s) des deux régions Normandes ont décidé de se regrouper dans un collectif unitaire afin d’interroger les candidats et candidates sur les questions relatives à l’égalité des droits et à l’homophobie. Chaque candidat(e)s a reçu les mêmes questions. Voici les réponses de Pascal Didtsch, candidat du Front de Gauche dans la 3ième circonscription de l’Eure (Bernay / Beuzeville / Broglie / Pont Audemer…). 

 

EGALITE DES DROITS

# Etes-vous favorable au mariage civil entre personnes de même sexe? Et si oui, quand comptez-vous le mettre en application?

Pascal Didtsch : Oui je suis favorable au mariage civil pour tous les couples sans distinction de sexe ou considération d’identité de genre. Dès le début dela législature une loi dans ce sens doit être adoptée.

# Etes-vous favorable à ce que le PACS offre les mêmes droits que le mariage civil (pension de réversion, droit au titre de séjour, enregistrement en mairie) ?

Pascal Didtsch : Oui, je suis favorable à ce que le PACS offre les mêmes droits que le mariage civil

# On évalue entre 30 000 et 350 000, selon les modes de comptabilisation, le nombre d’enfants élevés dans des familles homoparentales. Permettrez vous l’adoption d’un enfant par le compagnon de son père ou la compagne de sa mère ? Ouvrirez-vous l’adoption aux couples homosexuels ? Si oui, sous quelles conditions ? Si non, ne trouvez-vous pas problématique que dans le cas d’un enfant élevé par sa mère biologique et la compagne de sa mère (cas d’une PMA effectuée à l’étranger par exemple), cet enfant soit moins bien protégé sous prétexte qu’il grandit dans une famille homoparentale ?

Pascal Didtsch : Oui. 

Pour les familles existantes : droit à la sécurisation de liens familiaux de l’enfant, au nom de son intérêt supérieur. Reconnaissance, dans le cadre du droit commun de l’adoption révisé, des divers parents dits «sociaux» participant à l’éducation des enfants, à travers un contrat de projet parental, par le partage de l’autorité parentale et le droit d’adoption.

Pour les projets parentaux en devenir : ouverture du droit à l’adoption, simple aussi bien que plénière, sans distinction de genre ou d’orientation sexuelle, pour l’obtention de l’agrément, pour les couples (mariés, pacsés, concubins) ainsi qu’aux personnes célibataires.

# Ouvrirez-vous la procréation médicalement assistée à toutes les femmes, sans discrimination ?

Pascal Didtsch : Je suis pour l’accès à la procréation médicalement assistée (PMA) pour les lesbiennes, célibataires ou en couple.

# Si oui, êtes vous également favorable à l’autorisation en France de la GPA ? Si non, quelle est votre réponse aux femmes se rendant en Espagne ou en Belgique pour avoir accès à cette technique? L’accès à la PMA ne serait donc possible que pour les femmes pouvant financer cette démarche ?

Pascal Didtsch : Je suis opposé à la Gestation pour autrui, au nom des droits fondamentaux des femmes, droit des femmes à disposer de leur corps, et droit à la dignité humaine plus largement.

LUTTE CONTRE L’HOMOPHOBIE 

# La lutte contre les discriminations doit aussi être soutenue par les pouvoirs publics chargés de l’éducation et de la formation. Que comptez-vous mettre en œuvre pour faire reculer les préjugés et les discriminations relatifs à l’orientation sexuelle et à l’identité de genre dans les collèges et lycées ?

Pascal Didtsch : Je propose de lutter contre l’homophobie, la lesbophobie, la biphobie et la transphobie dès l’école, par l’enseignement de la diversité des sexualités dans les manuels scolaires, en augmentant les moyens humains et financiers de l’Education. La prise en compte des violences faites aux LGBT n’est réellement efficace que si l’on est formé aux réalités des vies des personnes LGBT.

# La prise en compte des violences faites aux LGBT n’est réellement efficace que si l’on est formé aux réalités des vies des personnes LGBT. Comment comptez-vous améliorer l’accès, l’accueil et le dépôt de plaintes des personnes victimes d’homophobie et de transphobie au niveau des services de police ?

Pascal Didtsch : Par la formation de l’ensemble des acteurs sociaux (policiers, gendarmes, personnel hospitalier, juges, médecins, psychologue, éducateurs et travailleurs sociaux, surveillants de prison, milieux sportifs…) aux questions LGBT : discriminations verbales ou physiques, jeunes rejetés dans l’errance, risques accrus de suicides. Le renforcement de l’arsenal législatif est important et nécessaire dans la lutte contre l’homophobie

# Le renforcement de l’arsenal législatif est important et nécessaire dans la lutte contre l’homophobie. Quels moyens mettrez-vous en place dans ce domaine ?

Pascal Didtsch : Rétablissement d’une autorité universelle de lutte contre toutes les discriminations (HALDE). Inclusion dans toute la législation française contre les discriminations de la mention «identité de genre», au même titre qu’«orientation sexuelle» Inscription à l’article 1er de la Constitution, sur l’égalité de traitement, des motifs de discriminations reconnus pénalement, afin que le Conseil constitutionnel, saisi sur une loi ou par voie de Question prioritaire de constitutionnalité (QPC), ne puisse plus entériner les inégalités en droit comme il le fait actuellement. Renforcement de l’inspection du travail pour lutter contre les discriminations envers les personnes LGBT Interdiction des discours de haine sur Internet. Engagement de la France pour une nouvelle directive européenne de lutte contre toutes les discriminations.

# Quels moyens supplémentaires donnerez-vous en matière de santé publique concernant la population homosexuelle (suicides, lutte contre les IST, personnes âgées LGBT dans les structures…) ?

Pascal Didtsch : Actions de santé publique prenant en compte la diversité des identités de genre. Actions de santé sexuelle (prévention, soins) adaptées aux diverses sexualités. Fin des discriminations en raison de «l’état de santé» touchant les personnes vivant avec le VIH ; droit aux soins mortuaires pour les personnes séropositives décédées. Il ne s ‘agit là que de quelques pistes car une telle politique ne peut se concevoir sans une concertation permanente entre les pouvoirs publiques, les associations et les professionnels de santé

DON DU SANG

# Mettrez-vous fin à l’exclusion des homo/bisexuels du don du sang ?

Pascal Didtsch : Oui je suis pour la fin de l’exclusion systématique des homosexuel-le-s et bisexuel-le-s du Don du Sang

RECONNAISSANCE DE L’IDENTITE ET DE GENRE

# Procéderez-vous à l’alignement des textes législatifs et réglementaires pour qu’y figure « l’identité de genre », au même titre que l’orientation sexuelle, parmi les motifs de discrimination condamnés ?

Pascal Didtsch : Oui je suis pour l’inclusion dans toute la législation française contre les discriminations de la mention «identité de genre», au même titre qu’«orientation sexuelle».

# Permettrez-vous aux personnes trans qui souhaitent s’engager dans un parcours médical de transition de bénéficier de soins de qualité remboursés et de choisir librement leurs médecins ?

Pascal Didtsch : Oui. Plus largement, je suis pour la dépathologisation du parcours transsexuel avec maintien de la prise en charge des traitements

RECONNAISSANCE DE LA DÉPORTATION HOMOSEXUELLE

# En tant qu’élu local, êtes-vous prêt à vous engager auprès des associations pour que la communauté homosexuelle ait toute sa place, au même titre que les autre communautés, lors des cérémonies du souvenir de la déportation ?

Pascal Didtsch : Oui

DÉFENSE DES DROITS HUMAINS DES PERSONNES HOMOSEXUELLES ET TRANS PERSÉCUTÉES

# Etendrez-vous les conditions du droit d’asile aux personnes persécutées en raison de leur orientation sexuelle, réelle ou supposée, ou de leur identité de genre ?

Pascal Didtsch : Oui

# Militerez-vous auprès du gouvernement français pour qu’il exerce un lobbying pour l’abrogation des législations pénalisant l’homosexualité et la trans-identité dans ces 76 pays ? Si oui, sous quelles formes ?

Pascal Didtsch : Je suis pour un engagement de la France pour la dépénalisation universelle de l’homosexualité et du transgénérisme par l’ONU.

 

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