04 décembre 2016

J’aime le SM !

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(article publié le 4 juillet 2010 par Fred, Chris et Martin)

Voici un sujet qui n’est pas commun sur GAYVIKING : le sadomasochimisme ou pratique SM. Cette pratique n’est pas propre aux hétéros. Les homos aussi y trouve leur bonheur. Et comme il faut parler de tout… allons y !

Les pratiques sadomasochistes semblent assez mal connues ou comprises. Certains imaginent immédiatement une relation de soumission avec un fouet en cuir. Est-ce un cliché ?

Voici le témoignage et les conseils de Chris (47 ans) qui pratique le SM depuis une vingtaine d’années. Il était membre de l’association GGSM – Groupe Gay Seine-Maritime, une association SM en Normandie mais aujourd’hui disparue.

Un fouet en cuir est un bel objet

Certes, un fouet en cuir est un très bel objet. Mais ça coûte la peau des fesses et il faut savoir le manipuler. En particulier un fouet long de plusieurs mètres à une seule queue (« single tail » en anglais) est un engin redoutable qui peut faire des dégâts, car ça coupe assez facilement la peau. Pas du tout conseillé pour un débutant. Perso, je n’en ai pas et je n’ai qu’un seul ami qui en possède (et s’en sert très peu). Je crois que c’est effectivement un cliché. Voire un mythe.

sm_gay5En revanche, un martinet (fouet moins long et à plusieurs queues : une dizaine, une vingtaine, voire davantage) est plus adapté aux jeux SM et plus répandu. Pour info : il y a des « instruments » moins chers qui peuvent produire des effets plus ou moins comparables : comme la cravache (normalement utilisée pour chevaux), la ceinture (en cuir s.v.p), la raquette de ping-pong, la canne ou tout simplement la main (nue ou gantée).

Ne pas blesser

Le but des pratiques sadomasochistes n’est pourtant pas de faire des dégâts, c’est-à-dire de blesser le partenaire physiquement. Ni la violence gratuite. Le but, c’est de prendre plaisir et d’en donner à son partenaire sans prendre des risques démesurés. Plaisir, respect mutuel, confiance et consentement sont les mots-clés.

Le plaisir peut se découvrir sur des chemins peu explorés et inhabituels. La palette des pratiques est extrêmement large. Il y a des goûts et intensités très variés et très individuels.

Pour moi, la douleur (jusqu’à une certaine limite) fait partie de cette palette. J’adore par exemple me faire travailler les seins : avec des pinces bien sûr, mais aussi avec un bout de papier, avec un pinceau ou une petite brosse, avec une élastique ou tout simplement avec des doigts voire des dents. Et les yeux bandés, ça marche beaucoup mieux encore pour moi.

Certains sados prennent plaisir d’inventer (et tester) de nouveaux jeux SM, de matos ou de scénarios vicieux. Ils aiment souvent donner des ordres ou contrôler ce qu’il se passe (ou si les ordres sont bien exécutés). D’autres sont fascinés par le pouvoir qu’ils ont (temporairement) sur le partenaire soumis.

Des sensations fortes

sm_gay8Le SM permet de vivre des sensations fortes (à l’instar d’un parachutiste, d’un coureur de marathon ou d’un randonneur lors d’une tempête de neige) et de jouer des rôles inhabituels (comme par exemple le rôle du pacha qui se laisse servir dans son harem, celui du soumis qui doit rester muet pendant tout un week-end ou celui du chien qui dort enfermé dans une cage). Il permet aussi de transgresser (temporairement) les normes de la société bien pensante (par exemple en criant comme une bête furieuse ou en léchant silencieusement les pieds d’un ami… voire le cul).

De réaliser totalement ou partiellement ses fantasmes en termes de fringues (ou de nudité). De réaliser son propre fantasme et celui de l’autre. De lâcher et se détendre complètement. D’oublier tout dans un moment d’extase (sans boire de l’alcool ni consommer d’autres substances plus ou moins dangereuses).

Plaisirs recherchés

sm_gay6Lors d’un plan SM, l’imagination est très importante. L’imagination de celui qui conçoit le plan et l’imagination de celui qui subit, mais ne voit pas ou ne sait pas : la surprise, la peur, le suspense, le soulagement, etc.

Il y a principalement deux types de plans : le plan sado-maso (jouant sur la douleur) et le plan maître-esclave (jouant sur la soumission). Souvent plus ou moins mêlés, ces deux types peuvent être complètement séparés ou complétés par d’autres éléments tels que l’exhibition, l’humiliation, le travestissement ou l’entraînement sportif.

Conseils pratiques…

Maintenant quelques conseils pratiques (et personnels) pour ceux qui souhaitent faire les premiers pas dans le monde du SM.

sm_gay7Si tu joues avec un nouveau partenaire :

· Discutez un petit peu (limites, durée envisagée du plan, fantasmes, sensations recherchées, expériences) avant d’entrer dans le jeu. Ca permet d’établir un minimum de confiance et d’éviter des mauvaises surprises voire des catastrophes.

· Pendant le plan proprement dit, l‘on parle généralement peu. Un soumis qui parle en permanence et commente tout est vraiment agaçant. Echangez vos impressions plutôt après le plan.

· Par contre, le maso ou soumis doit avoir le droit (et la possibilité !) de dire « stop » à tout moment s’il en a assez. Le sado ou maître doit essayer de gagner la confiance de son partenaire, de rester à son écoute en permanence et de respecter les limites préétablies et bien sûr le signal « stop ».

Pour moi, un bon plan commence doucement et lentement. Avec une caresse par exemple ou un baiser. Puis, il s’accélère petit à petit, contient une surprise et touche à un moment donné aux limites. Le scénario, l’ambiance, la musique, la température (suis frileux), la lumière, etc. sont des éléments importants pour moi.

sm_gay11Lors d’un plan bondage : évite des cordes trop fines (diamètre 6 à 8 mm environ pour un bondage du corps). Sinon ça coupe trop, empêche la circulation du sang ou blesse les nerfs. Puis évite des cordes autour du cou ou des masques étanches qui peuvent empêcher la respiration.
Attention également avec les baillons (pour la même raison) lorsque le mec est allongé sur le dos. Les fourmis dans les mains (ou ailleurs) sont des signes d’alarme du corps. Le soumis doit en parler à son maître qui doit lui trouver une solution rapidement. Moi personnellement, je ne tiens pas bien longtemps avec les bras attachés au-dessus de la tête. Un bon bondage est un bondage que l’on peut défaire rapidement en cas de besoins. Tout le monde peut faire un bondage désagréable. L’art du bondage consiste à faire un bondage qui est agréable à porter (même longtemps) et qui limite les mouvements tout de même.

Le principe de « pouvoir défaire rapidement » règne aussi si tu utilises des chaînes, des menottes et des cadenas pour immobiliser ton partenaire. Mémorise bien où tu mets les clés ! Un bon exercice à faire tout seul : ouvrir l’ensemble de tes menottes et cadenas les yeux fermés le plus rapidement que possible (sans paniquer !).

Pour une première rencontre tout seul avec un inconnu : évite le bondage tout court.

Si tu aimes donner des claques ou des coups : évite d’en donner sur la tête, sur le cou et sur les articulations (genou, coude, etc.) de ta « victime ». L’endroit idéal pour ce jeu sont les fesses me semble-t-il. Demande en amont si ton partenaire accepte des traces (et le cas échéant : où). Puis, il y a évidemment chez l’homme les endroits plus sensibles où il faut aller plutôt doucement (enfin, là aussi, il y a des goûts très particuliers).

Lors d’une pénétration anale, je préfère que mon trou soit bien lubrifié avant, que ce soit une pénétration avec un doigt, un gode, une main entière (le fist, les ongles coupés et arrondis s.v.p), un pénis (plus classique, moi c’est avec capote ou pas du tout) ou avec un autre objet.

En tant que sado, si tu as de nouveaux matos ou de nouvelles installations à ta disposition : il faut mieux faire d’abord un essai sur toi-même ou sur ton maso dans un cadre bien maîtrisé (pour éviter des accidents ou des mauvaises surprises). Lors du plan, c’est toi qui es responsable de la sécurité de ton bâtard !  »

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8 commentaires

  1. Félix

    Bonjour, je me lance dans le sm, après y avoir pensé depuis des années, dans le rôle du Maître. Je me suis inscrit sur un site de rencontre sm. J’ai des contacts avec des mecs qui, au moment de passer aux « choses sérieuses » disparaissent. Par précaution, j’ai un mail dédié à ce type de rencontres (on ne peut pas me trouver), un portable qui se recharge (dédié aussi à ce type de rencontres) et j’appelle systématiquement en numéro masqué (les contacts étant prévenus que j’agis ainsi par principe de précaution). J’ai eu un contact interessant, mais rapidement stoppé (il avait des propositions me faisant craindre des fantasmes pédophiles). J’ai un autre contact, qui ne correspond pas, à priori, à ce que je recherche, mais avec je communique régulièrement : numéro masqué, mail dédié. Je sais ce qu’il fait et où (il me l’a dit sans problème). Il cherche depuis plus de deux ans un Maître, mais a toujours été déçu par les mythos. Nous avons beaucoup parlé, expliqué ce nous attendions l’un de l’autre, nous avons rendez-vous dans quelques jours pour faire connaissance, le feeling est bon, il sait que cette rencontre décidera de tout. Je pense avoir trouvé, à priori, le slave soumis totalement que je cherche depuis longtemps, et lui le Maître auquel se donner définitivement. Voilà, le SM peut être une très belle chose si cela est pratiqué avec des règles strictes, des limites bien définies, mais surtout beaucoup de respect réciproque, qui peut apporter beaucoup de plaisir, de bonheur, voire même d’amour du soumis pour son Maître, mais aussi du Maître pour son esclave.

  2. esclave2019

    lulu83
    novembre 2011 at
    merci pour tous ces conseils,je suis deja prudent;mais c’est trés difficile de trouver de vrais dominateurs(je suis soumiset passif;j’aime ce bdsm inaxcessible parfois.et pourtant si jouissif.j’aimerai trouver dans ma region un homme serieux pour des jeux de bdsm……..je lance une bouée!;…….. non c’est axcessible je cdsm sens fait

  3. bernard denturck

    je cherche des endroits ou on peut voir ou regarder ou participer   j ai jamais fait mais voudrait essayer

  4. lulu83

    merci pour tous ces conseils,je suis deja prudent;mais c’est trés difficile de trouver de vrais dominateurs(je suis soumiset passif;j’aime ce bdsm inaxcessible parfois.et pourtant si jouissif.j’aimerai trouver dans ma region un homme serieux pour des jeux de bdsm……..je lance une bouée!

  5. newsm

    hélas le SM et le hard, reste un milieu fermé, ou il est difficile de trouver sa place, en 10 ans j’ai eu deux plans !!

    et c’est pas faute de chercher, certes j’habite loin des grandes villes, et financiérement je ne peux pas allez à plus de 200 kms. car le SM coute chers, (matos, deplacment, etc…)

    si en plus t’es sero+ et que tu le dit franco, là, y a plus personne, alors que souvent les mecs sont des faux safe, ssr, etc…

  6. sylvain PELLOT

    PRECAUTIONS DE SECURITE
    attention aux rencontres par @ vous devez connaitre le N° fixe de votre partenaire méfiez vous des n° en 06 rappelez plus tard a ce N° discutez avec votre partenaire écoutez le vous éviterez les bidons les lapins et les mecs pas clairs Quand vous contactez un partenaire pour la 1 ère fois contactez le dans un endroit neutre cafeteria café brasserie ou bibliothèque municipale FIEZ VOUS A VOTRE INSTINCT ANIMAL si vous ne sentez pas le mec ou si il ne vous inspire pas confiance DÉGAGEZ… discutez et faites connaissance si il vous plait il faut que vous sachiez ou il habite ou il travaille surtout si vous êtes le soumis vous devez connaitre l’ adresse ou aura lieu le trip PAS DE TRIP EN FORET OU DANS UN LIEU ISOLE sauf si vous voulez vous suicider ! avec courtoisie convivialité et doigté mettez vous d’ accord au départ sur la procédure avant de vous rendre chez lui communiquez a un ami sur le lieu ou se déroulera le trip et dites lui AVEC QUI VOUS ÊTES donnez lui le N° de téléphone ou vous serez avec l’ accord de votre partenaire dites lui qu’ il vous rappelle de suite si il refuse CIAO ce avant de déposer vos affaires chez lui si ce n’ est pas un mec véreux ou un bidon il comprendra A EVITER 1vous rencontrez un mec dans un club vous montez dans une voiture ils sont plusieurs 2vous le connaissez pas il vous emmène chez lui sans se faire faire connaitre 3 PAS DE TRIP CHEZ VOUS si vous etes le soumis 4 attentions aux visites a l’ improviste parents voisins flics etc,,,
    pas de phantasmes alarmistes 99% des trips se passent bien

  7. xaoutchouc

    PRECAUTIONS DE SECURITE
    attention aux rencontres par @ vous devez connaitre le N° fixe de votre partenaire méfiez vous des n° en 06 rappelez plus tard a ce N° discutez avec votre partenaire écoutez le vous éviterez les bidons les lapins et les mecs pas clairs Quand vous contactez un partenaire pour la 1 ère fois contactez le dans un endroit neutre cafeteria café brasserie ou bibliothèque municipale FIEZ VOUS A VOTRE INSTINCT ANIMAL si vous ne sentez pas le mec ou si il ne vous inspire pas confiance DÉGAGEZ… discutez et faites connaissance si il vous plait il faut que vous sachiez ou il habite ou il travaille surtout si vous êtes le soumis vous devez connaitre l’ adresse ou aura lieu le trip PAS DE TRIP EN FORET OU DANS UN LIEU ISOLE sauf si vous voulez vous suicider ! avec courtoisie convivialité et doigté mettez vous d’ accord au départ sur la procédure avant de vous rendre chez lui communiquez a un ami sur le lieu ou se déroulera le trip et dites lui AVEC QUI VOUS ÊTES donnez lui le N° de téléphone ou vous serez avec l’ accord de votre partenaire dites lui qu’ il vous rappelle de suite si il refuse CIAO ce avant de déposer vos affaires chez lui si ce n’ est pas un mec véreux ou un bidon il comprendra A EVITER 1vous rencontrez un mec dans un club vous montez dans une voiture ils sont plusieurs 2vous le connaissez pas il vous emmène chez lui sans se faire faire connaitre 3 PAS DE TRIP CHEZ VOUS si vous etes le soumis 4 attentions aux visites a l’ improviste parents voisins flics etc,,,
    pas de phantasmes alarmistes 99% des trips se passent bien

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